JACKIE HILL PERRY SUR GRAND ECRAN

Cinéma

Comment ? La rappeuse serait-elle au centre d’un biopic ?
Un biopic non ? Mais sur grand écran oui.

 

Force est de constater que Hollywood « évangélise » Hollywood. En effet, depuis quelques années les productions dites «d’inspiration chrétienne » se succèdent dans les salles obscures et pour beaucoup d’entres elles, le succès est au rendez-vous. Du coup, de plus en plus d’acteurs hollywoodiens n’hésitent plus à apparaître dans des réalisations où le message biblique est clairement prôné. Depuis le film culte « La Passion du Christ » (sortie en 2004) porté à l’écran par Mel Gibson et incarné par Jim Caviezel (série US Person of interest), véritable ovni cinématographique, le gospel se prêche désormais dans les salles de cinéma avec des acteurs non plus de seconde zone mais avec de véritables têtes d’affiches pour des scénarios qui n’ont plus rien à envier aux autres super-productions outre-atlantique. Ex : Le chemin du pardon (the Shack) avec Sam Worthington (avatar) et Octavia Spencer ( Les figures de l’ombre) ou le film d’animation « L’étoile de NoËl » avec les voix américaines de Tracy Morgan, Oprah Winfrey, Steven Yeun et Tyler Perry,

Aujourd’hui, c’est la rappeuse américaine Jackie Hill Perry que l’on découvre sur grand écran lors du film « Le cœur de l’homme » (saje distribution). En effet dans ce film (ou conte intemporel) sur la poursuite incessante du père envers son fils, s’inspirant de la parabole du Fils Prodigue, s’entremêlent des témoignages émouvants de plusieurs leaders d’opinion sur l’addiction sexuelle, les comportements compulsifs, les doubles vies, le secret, la quête d’identité et la honte.

 

Et parmi eux, Jackie Hill Perry qui de façon simple et entière nous raconte son enfance, son père volage et absent, tandis que le seul homme qu’elle côtoyait la maltraitait et abusait d’elle étant petite,

« J’ai été agressée, je l’ignorais. Je ne savais pas que ce qui m’était arrivé était mal, ni que ça m’affectait tellement, que ça influait sur mon comportement.

Son rapport conflictuel avec les hommes et l’autorité ainsi que son addiction pour la pornographie

« La pornographie était mon secret, mais j’en étais pourtant esclave… J’avais 14 ans… mais je ne savais pas comment m’en libérer.»

Tout dans ce docu-fiction plaît : décors, jeux d’acteurs (Robert Fleet, Serena Karnagy, Justin Torrence), intrigue, métaphores… L’histoire portée par Eric Esau est une invitation à laisser derrière soi une manière de penser notre relation à Dieu et aux autres trop souvent abîmée par une religiosité moralisatrice, et à accueillir cette vérité multiséculaire : la honte n’est pas une barrière, mais un pont vers la transformation absolue, la victoire, la liberté et l’espoir.

À vous de juger en salle et dites-nous s’il vous a plu.

Auteur : Ange Sab.